Sommes-nous trop nombreux sur cette planète ?
C’est une question qu’on entend de plus en plus souvent, posée dans des dîners mondains comme dans les forums économiques.
Ma première réponse serait :
non, il n’y a pas trop de monde…
il y a juste trop de connards.
Mais comme nous sommes toujours le connard de quelqu’un d’autre, cette logique pourrait vite nous conduire à l’extermination réciproque. Alors prenons un instant pour regarder cette question autrement.
Au début du XXe siècle, nous étions un peu plus d’un milliard. Aujourd’hui, nous frôlons les 8.
Ce bond phénoménal s’est accompagné d’une explosion technologique… et d’une explosion de notre consommation.
Huit milliards de Terriens ne peuvent pas tous vivre à la manière d’un Américain, d’un Australien ou d’un Saoudien. C’est physiquement, énergétiquement et écologiquement impossible.
Et pourtant, ceux-là mêmes qui vivent le plus confortablement sont souvent les premiers à répondre « oui » quand on leur pose cette fameuse question.
Mais leur « oui » ne parle jamais d’eux.
Il parle des autres.
De ceux qui ne leur ressemblent pas.
L’histoire n’oublie rien
À partir de là, on entre dans un territoire plus sombre. Car un « oui » à cette question, pour avoir un effet, doit s’incarner dans un pouvoir.
Et l’histoire nous offre de nombreux exemples de ceux qui ont eu ce pouvoir :
- les colons européens en Amérique,
- les nazis en Europe,
- aujourd’hui, une élite technologique mondialisée qui agit sans en dire le nom.
L’eugénisme, après avoir été assumé, a simplement changé de costume.
Il est devenu transhumanisme.
Un mot plus élégant, plus moderne, plus sexy.
Mais l’idée reste la même : sélectionner, améliorer, filtrer, éliminer.
Le grand public, fasciné par les promesses technologiques, oublie que ce monde « augmenté » ne sera jamais pour tout le monde.
Il sera pour ceux qui ont les moyens d’y accéder, et surtout : pour ceux qui décident du seuil d’accès.
Les grands prêtres de ce futur sont bien connus : Gates, Musk, Bezos, les patrons de Google, d’OpenAI ou de Meta.
Et nous — oui, toi, moi — nous utilisons leurs services tous les jours.
Une guerre sans bruit
Mais ce monde ne se met pas en place par la force brute.
C’est une guerre invisible.
Une guerre de 5ᵉ génération.
Le champ de bataille, ce n’est plus la terre.
C’est ton esprit.
La propagande, la censure, les récits officiels… tout cela agit comme des armes.
Mais ce conflit-là s’emboîte dans un autre, plus vaste encore : la guerre pour les ressources.
L’eau. L’énergie. L’accès à l’information.
Nous sommes pris dans un double engrenage :
- celui d’une élite qui rêve d’un monde optimisé et filtré,
- et celui d’un système qui nous isole peu à peu de notre capacité à comprendre.
Et maintenant ?
Je termine cet épisode sur une note plus intime.
Depuis quelque temps, je travaille sur ce que certains appellent « le complotisme ».
Pas pour y adhérer. Pas pour le réfuter.
Mais pour comprendre ce qu’il dit de notre époque.
Cette curiosité est devenue chez moi un besoin thérapeutique, depuis ce que nous avons traversé depuis 2020.
Je veux écouter toutes les voix. Même celles qu’on m’interdit d’écouter.
Et peut-être surtout celles-là.
Car dans un monde où la vérité devient suspecte, douter devient un acte de lucidité.
Merci pour votre écoute.