Verticales de l’Été 2025 – Épisode 38 | Qui tient la France ? Réflexions à vif sur notre véritable maître

Dans ce vlog du 15 juillet 2024, je partage avec vous une réflexion à chaud – mais longuement mûrie – sur la réalité géopolitique et financière de la France. Pourquoi j’estime que la gauche et la droite ne sont que des étiquettes creuses ? Pourquoi je pense que notre véritable maître est à Washington ? Et pourquoi je regarde désormais l’extrême droite autrement qu’avant ? Une analyse dérangeante peut-être, mais honnête.

Je ne vote pas, mais je pense

Je commence par vous le dire clairement : je ne vote pas. Et je n’ai pas voté depuis très longtemps. Non par désintérêt, mais parce que je ne crois plus à ce théâtre politique.

J’ai vu mon pays gouverné par la gauche, la droite, le centre, et même leurs variantes extrêmes. Rien n’a changé en profondeur. Si vous me parlez de croyances politiques, je vous écoute, je vous respecte. Mais pour moi, ce sont bien des croyances. Et moi, je préfère regarder les faits.


Un seul bug dans la matrice : Chirac 2003

Dans plus de 50 ans d’observation du monde politique, un seul événement m’a vraiment surpris : le “non” de Jacques Chirac à la guerre en Irak. Une prise de position courageuse contre les États-Unis… qui nous l’ont fait payer cher, notamment à Villepin.

Mais à part cette exception, tout roule comme prévu : alignement transatlantique, soumission économique, suivisme stratégique.


La gauche, Macron, l’extrême droite : quels choix avons-nous ?

On nous fait croire qu’on choisit. Que voter pour la gauche, Macron ou l’extrême droite, c’est voter pour des projets radicalement différents.

Je ne suis pas d’accord.

  • La gauche et Macron ? Même maître. Celui de la finance mondialisée, celui des démocrates américains.
  • L’extrême droite ? Là, c’est plus complexe. Par définition, les nationalistes n’ont d’autre maître qu’eux-mêmes. Mais là aussi, il faut nuancer.

La France n’a plus de coffre, elle a un carnet de dettes

Entrons dans le dur. La France n’a pas d’argent. Son or, ses bijoux de famille ? Symboliques.

Chaque mois, on doit emprunter environ 24 milliards d’euros pour boucler le budget. En 2024, on prévoit 285 milliards de dettes nouvelles.

Mais à qui emprunte-t-on ? Principalement à des fonds de pension américains. Ce qui veut dire quoi ? Que notre budget dépend directement du bon vouloir de l’Amérique.

L’Amérique nous tient par les couilles. Et si elle serre, on pleure. C’est aussi simple que ça.

Les BRICS contre l’Empire

Pour résister à cette domination, certains pays ont créé un contre-modèle : les BRICS. Un système où l’on paie en monnaies nationales, sans passer par le dollar. Et ça, ça ne plaît pas à l’Amérique.

L’Amérique – surtout celle des démocrates – a besoin de la guerre. C’est triste, mais c’est vital pour son économie. Depuis 1945, elle est impliquée dans presque tous les conflits majeurs.

Aujourd’hui, il est essentiel pour elle que la guerre en Ukraine continue, et que l’Europe s’embrase.


Et l’extrême droite dans tout ça ?

Longtemps, j’ai pensé que si l’extrême droite arrivait au pouvoir, ce serait comme Meloni en Italie : soumission, alignement, trahison.

Mais mon opinion a changé.

Je pense désormais qu’un pouvoir d’extrême droite en France pourrait sortir du jeu. Sortir de l’Europe. Rejoindre les BRICS. Rompre avec la logique de guerre.

Alors peut-être que je prends mes rêves pour des réalités. Peut-être. Mais pas sûr.


La grande manœuvre

Si les démocrates américains craignent autant l’extrême droite française, ce n’est pas pour des raisons morales. C’est parce qu’elle pourrait leur échapper.

Macron a été utile deux fois. Mais il ne passera pas une troisième. Il faut donc créer une alternative maîtrisable. D’où, selon moi, la fabrication du “Front Populaire”, nouvelle poupée marketing pour réabsorber la gauche.


En conclusion : ouvrir les yeux

Je ne vous demande pas d’être d’accord avec moi.
Je vous demande juste de regarder froidement les quatre prochains mois. D’observer, de douter, de creuser.

Et peut-être, d’essayer de sortir du cadre.

Christophe, pour matetleweb.com