Depuis le début de Les Verticales de l’Été 2025, nous avons traversé des paysages humains, culturels et politiques variés. Des rencontres intimistes à Millau, des portraits d’artistes, des coups de gueule géopolitiques… jusqu’aux réflexions sur notre rapport au temps et à la technologie. Après avoir exploré les défis du monde post-Covid, les fractures sociales et les enjeux écologiques, nous abordons aujourd’hui un sujet brûlant : l’IA et son rôle dans la nouvelle guerre froide technologique.
L’IA : tout le monde en parle, mais qui la maîtrise ?
L’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres. Europe, États-Unis, Chine : trois approches radicalement différentes.
- L’Europe tente de réguler… au prix d’un retard abyssal.
- Les États-Unis avancent à marche forcée, injectant des milliards.
- La Chine innove sous contraintes, contournant sanctions et pénuries.
En France, l’exemple du modèle Lucy, débranché en 24h pour éviter un fiasco, illustre l’illusion : croire qu’on peut exister dans la course mondiale avec quelques centaines de millions, quand les autres dépensent par milliards. C’est comme jouer au Monopoly avec de la monnaie de poche.
Elon Musk : vitesse, idéologie et transhumanisme
Arrivé plus tard dans la course, Musk a choisi la vitesse comme arme. Là où Google ou OpenAI mettent six mois à monter un data center, il le fait en trois semaines.
Mais sa vision va bien au-delà de la technique :
Un libertarien paternaliste transhumaniste convaincu que l’avenir appartient aux humains augmentés.
Son projet ? Une élite connectée à l’IA via Neuralink, tandis que le reste de la population resterait sur le quai. La fracture sociale deviendrait alors un gouffre biologique et cognitif.
L’Europe hors-jeu
Face à cette accélération :
- Innovation sacrifiée sur l’autel de la bureaucratie
- Dépendance chronique aux GAFAM (Mistral AI financé par Microsoft)
- Copinage et inertie politique
Résultat : l’Europe n’est même plus spectatrice, elle est absente.
Travail, information, pouvoir : le grand basculement
Les métiers à forte valeur cognitive (notaires, avocats, comptables) sont déjà en ligne de mire. Même la presse subit la concurrence directe d’IA comme Grok (Musk), capable de fournir de l’info brute sans filtre idéologique.
Sam Altman (OpenAI) parle de revoir le contrat social, mais qui l’écoute vraiment ?
Trois clés pour ne pas se noyer
- Maîtriser les outils : intégrer l’IA à son quotidien dès maintenant.
- Éviter le chaos informationnel : chercher la vérité, pas le confort intellectuel.
- Comprendre les nouvelles règles : l’économie est désormais une compétition de vitesse et d’adaptation.
« L’IA n’est pas une menace. C’est un tsunami. Soit on apprend à surfer dessus, soit on se noie. »