Verticales de l’Été 2025 – Épisode 65 | Gaza : entre realpolitik et cynisme absolu

Dans l’épisode 64, ma colère visait l’idéologie de gauche et sa responsabilité dans la dégradation de notre pays. Aujourd’hui, je change de focale : direction Gaza. Un territoire déjà martyrisé, sur lequel Donald Trump projette une “solution” qui mêle histoire sombre et appétit financier.

Trump, Gaza et les fantômes de l’Histoire

Gaza saigne. Trump, lui, imagine des casinos sur ses ruines. Ce n’est pas mon héros — mais je lui reconnais deux choses : il a freiné les va-t-en-guerre mondialistes et souhaite faire la lumière sur 2020.
Cependant, Trump reste un pragmatique obsédé par le profit. Et son inspiration pour Gaza ne sort pas de nulle part : elle plonge dans les pages les plus sombres de l’histoire américaine et mondiale.


Andrew Jackson et la Piste des Larmes

Trump est un Jacksonien. Andrew Jackson, président des États-Unis en 1830, a signé l’Indian Removal Act, déportant des dizaines de milliers d’Amérindiens vers l’ouest du Mississippi. Résultat : des milliers de morts par faim, froid et maladie.
But officiel : libérer des terres pour les colons. Logique : déplacer une population pour “régler” un problème territorial.
À Gaza, l’ombre de cette logique plane.


Le Plan Madagascar et la solution finale évitée

Dans les années 1930, avant la Solution Finale, les nazis voulaient déporter les Juifs d’Europe à Madagascar. Déplacement forcé, contrôle strict, isolement. Le projet n’a pas abouti, mais l’idée était claire : déplacer plutôt qu’exterminer… du moins dans un premier temps.
La vision de Trump pour Gaza résonne étrangement avec ce plan : déplacer les Palestiniens pour “résoudre” le conflit.


Une vidéo obscène

Récemment, Trump a partagé une vidéo : lui et Netanyahou, en costards, transformant Gaza en station balnéaire.

Cocktails et billets sur des tombes encore fraîches.
Obscène. Sociopathe. Une insulte à l’humanité.
Mais la vidéo n’est qu’un symptôme : la maladie, c’est notre indifférence.

Résistance ou survie : un choix impossible

Si j’étais père à Gaza ?

  • Rester sur des ruines, sans eau, sans avenir pour mes enfants, pour défendre ma terre ?
  • Partir, espérer mieux, mais tout perdre ?

Ce choix n’appartient à personne d’autre qu’aux Gazaouis eux-mêmes. Derrière nos écrans, on commente, on like, mais on ne vit pas leur réalité.


Le nerf de la guerre : le gaz

Au large de Gaza, des champs gaziers représentent des milliards de dollars… contrôlés par Israël. Pas un centime pour les Gazaouis, sous blocus. Ce conflit est aussi une guerre économique.


Une realpolitik sans fard

La “solution” de Trump est un cocktail d’inspirations historiques sombres (Piste des Larmes, Plan Madagascar) et de vision impériale transformant un territoire martyrisé en terrain de profit. Mais au cœur de tout ça, il y a des familles qui veulent simplement survivre.


« Dans ces moments-là, la seule chose qui compte, c’est sauver votre famille. Et ne plus rien attendre des autres. »