Verticales de l’Été 2025 – Épisode 62 | Complotiste, antisémite, d’extrême droite : je réponds à l’étiquette

Dans l’épisode précédent, j’ai franchi un cap dans la compréhension de notre monde, en reliant l’histoire cachée et les dynamiques politiques actuelles. Après cette réflexion, je ne peux plus me présenter comme “apolitique” : j’ai choisi mon camp. Dans cet épisode, je reviens sur un sujet plus personnel : l’étiquette que l’on m’a collée depuis 2020, et ce qu’elle signifie réellement pour moi.

De socialiste à complotiste

Jusqu’en 2020, je me croyais socialiste. Issu d’une famille qui a toujours voté à gauche, je ne votais pas moi-même, mais mes opinions allaient clairement dans ce sens. Puis 2020 est arrivé, et là, du jour au lendemain, j’ai découvert que pour beaucoup, j’étais devenu un complotiste antisémite d’extrême droite.


Complotiste ? Oui, et alors…

Je ne vais pas mentir : si je disais que je ne suis pas complotiste, tout le monde éclaterait de rire. Pour moi, c’est même un honneur.

Être complotiste, c’est penser par soi-même, c’est analyser le monde dans toutes ses dimensions, y compris sur le plan géopolitique.
Donc oui, je suis complotiste. Et je le revendique.


Antisémite ? Non. Anti-sioniste, oui.

Sur le principe, tous les Sémites ne sont pas juifs — et vous le savez sûrement. Mais soyons clairs : le gouvernement israélien et l’armée de Tsahal sont coupables de massacres envers les Palestiniens. L’histoire jugera ceux qui nient cela.
On peut m’appeler comme on veut, mais je préfère dire que je suis anti-sioniste extrémiste.
Ou mieux encore : anti-massacreurs d’enfants, de femmes et de vieillards, quelle que soit leur nationalité.

Extrême droite ? Par solidarité.

Je ne parle pas ici des figures politiques comme Le Pen ou Bardella, ni des groupuscules qui paradent avec croix gammées et symboles nazis — ceux-là, je les exècre.
Mais depuis cinq ans, je constate que l’étiquette “d’extrême droite” a été collée à un nombre immense de personnes ordinaires : commerçants, médecins, caissières, voisins… parfois issus de l’immigration.


Une communauté née de l’exclusion

À force de subir cette stigmatisation, nous avons fini par former une communauté soudée. Et en y réfléchissant, je réalise que certains militants d’extrême droite vivent cette discrimination depuis des décennies. On les accuse d’être de “mauvais Français” alors qu’ils veulent simplement la grandeur de la nation.


Une inversion des valeurs

C’est la caissière du supermarché, ton buraliste, ton boucher, ton voisin… Ce sont aussi des Français issus de l’immigration, comme moi, d’origine espagnole par mon père.
Et il faudrait leur cracher dessus parce qu’ils votent à l’extrême droite ?
C’est ça, le vrai fascisme.


« En solidarité avec eux, j’accepte cette infamante étiquette d’extrême droite. Et cela, même si je ne vote pas. »