Depuis plusieurs semaines, mes Verticales de l’été explorent les bouleversements géopolitiques et sociétaux liés au retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Du remodelage de l’ordre mondial à l’influence des réseaux sociaux, nous avons suivi les tensions entre puissances, la montée d’un monde multipolaire et les signaux inquiétants d’une Europe en retrait. Aujourd’hui, cap sur un concept inattendu : le libertarisme.
L’Empire… vraiment sans fin ?
J’ai suivi l’intronisation de Donald Trump.
Et je l’appelle Empereur en repensant à la phrase de l’écrivain Philip K. Dick :
« L’Empire n’a jamais pris fin. »
Il comparait l’architecture monumentale des bâtiments américains à celle des temples romains.
Quand on parle des États-Unis, il faut imaginer une hydre à deux têtes.
Les élections ? Le seul moment où elles s’affrontent violemment.
Mais une fois le vote passé, l’unité retrouvée inquiète le reste du monde.
Et avec Trump, cette hydre semble plus redoutable que jamais.
Libertarisme : un mot, une vision
Avec ses premières mesures, j’ai acquis la conviction que Trump lance la révolution libertarienne.
Je l’avoue : je ne connaissais pas ce concept avant peu.
Le libertarisme, c’est une vision globale de la société :
- L’État quasi inexistant
- Plus de fonctionnaires au sens classique
- Tout individu considéré d’abord comme un entrepreneur
- Pas d’égalité salariale : chacun est payé selon la valeur de son travail
- Pantouflage impossible
- Le pouvoir politique réduit à presque rien : le vrai pouvoir appartient aux grands patrons
La fin de la démocratie… si elle échoue
On pourrait croire que les peuples n’accepteraient jamais de renoncer à la démocratie.
Pourtant, si cette démocratie cesse de rendre heureux, et qu’un autre modèle fonctionne, le basculement est possible.
L’exemple de Javier Milei en Argentine, appliquant des mesures libertariennes pour réduire le déficit, montre que cela peut marcher… pour le moment.
Dans ce monde libertarien :
- Un revenu universel
- Une monnaie numérique
- Une seule idéologie : l’entrepreneuriat
Le plan Trump pour l’Europe
Pour l’Amérique de 2025, l’Europe doit s’effondrer et chaque pays doit être conquis par l’extrême droite.
Trump aurait un atout : révéler un scandale touchant le parti démocrate américain, qui éclabousserait en France la gauche, l’extrême gauche et les gouvernements Macron.
Et si Marine Le Pen arrivait ?
Beaucoup seraient surpris : la situation financière de la France ne permet plus les postures idéologiques.
Une présidence RN pourrait donc se traduire par un pragmatisme apolitique, loin des promesses électorales.
En conclusion, le libertarisme pourrait bien être la colonne vertébrale du nouvel empire trumpiste.
Reste à savoir si nous allons l’adopter… ou le subir.