Un avion sans pilote
Nous avons dérivé. Lentement, silencieusement, mais sûrement.
La démocratie ressemble de plus en plus à un mot vidé de sa substance.
Nous ne vivons pas encore en dictature, non — mais l’avenir reste brumeux, et personne ne semble savoir dans quelle direction nous allons.
J’ai écouté Jacques Attali cette semaine. Un homme que je n’apprécie pas particulièrement.
Et pourtant… face à la vieillesse, aux bilans de fin de vie, il semblait habité d’un doute.
Il parlait du monde comme d’un avion sans pilote. Sans cockpit. Peut-être même sans moteur.
Et je dois l’avouer : cette image m’a frappé.
Car c’est exactement l’impression que j’ai depuis plusieurs années.
Un monde laissé à la dérive, où les puissants semblent avoir oublié pourquoi ils sont là — ou plutôt, se sont convaincus qu’ils ont une mission.
Macron, par exemple, est persuadé d’être guidé par une force supérieure.
Mais pendant qu’il accomplit ce qu’il croit être sa destinée, peut-être qu’un autre — quelque part en France — s’entraîne au tir de précision.
Lui aussi persuadé d’avoir une mission.
Deux destins tragiques qui pourraient se croiser.
Ma mission à moi
Et moi ? Quelle est la mienne ?
C’est peut-être tout simplement d’élever mon fils.
De lui transmettre les valeurs que mes parents m’ont léguées, et qu’eux-mêmes avaient reçues des leurs.
Lui apprendre à penser par lui-même. À faire confiance en son jugement.
À garder espoir, même quand tout tangue.
Parce que la véritable souveraineté, ce n’est pas celle qu’on nous vend à coups de discours républicains.
Ce sont la logique, la réalité, la vérité.
Ce sont elles, les véritables régentes du monde.
Tout le reste passe. Tout le reste trahit.
Une époque à la dérive
Depuis quelques épisodes déjà, j’interroge notre époque.
Le vide du pouvoir.
La montée du grotesque.
La guerre qui se profile comme une solution automatique, une routine.
Mais ce 25e épisode marque une bascule.
Je ne parle plus seulement de géopolitique, de manipulation ou de castes.
Je parle d’un refuge intérieur.
Quand tout devient incertain à l’extérieur, il faut bien trouver un sol ferme quelque part.
Chez moi, ce socle, c’est la mission que je me suis donnée — éduquer, transmettre, résister intimement.
Une lumière dans le brouillard
Oui, la démocratie est malade.
Oui, les équilibres sont rompus.
Oui, les figures de pouvoir ressemblent de plus en plus à des pantins tragiques.
Mais même dans cette tempête, il reste une chose que personne ne pourra nous enlever :
notre liberté intérieure.
La liberté de ne pas céder à la haine.
La liberté de croire à autre chose que ce qu’on nous assène.
La liberté de transmettre à nos enfants autre chose que la peur.
Merci pour votre écoute.