En 2017, je n’avais aucune raison de me méfier.
Macron ? Il me semblait presque rafraîchissant. Je ne votais plus, je n’étais ni militant, ni engagé. Mon monde était rationnel, modérément critique. Deux plus deux faisaient encore quatre. Et puis, 2020 est arrivé.
J’ai vu les digues de la logique céder une à une. Les discours scientifiques devenaient incantatoires. Les politiques, confus. Les journalistes, hystériques. Une langue nouvelle est apparue : celle de l’absurde, imposée sans débat. Il est devenu interdit de penser autrement. Il fallait réciter.
Et pourtant… ceux qui tenaient encore un discours cohérent étaient précisément ceux que l’on m’interdisait d’écouter. J’ai franchi cette ligne.
Le grand basculement
Ce que j’ai vu, comme tant d’autres, ce n’est pas un virus. C’est une fracture de la rationalité. Ce ne sont pas seulement les politiques, les médias ou les scientifiques qui ont changé de langage. C’est le réel qui a perdu ses contours. D’un seul coup, il est devenu interdit de parler autrement. Il ne fallait plus penser, mais répéter. Plus d’argumentation, seulement l’incantation.
Et pourtant… ceux qui continuaient à dire que deux et deux font quatre, c’était précisément ceux qu’on nous interdisait d’écouter. On pouvait ne pas être d’accord avec eux, mais au moins leur discours suivait une logique cohérente. C’est là que j’ai commencé à écouter.
La chute des masques
Ce que je pense aujourd’hui, c’est que cette période ne s’effacera pas sans conséquences. J’ai la conviction que ce que nous avons traversé a été un immense hold-up financier doublé d’un scandale sanitaire étouffé. Et comme toujours, lorsque l’erreur devient trop lourde, le réflexe du pouvoir est de nier. Mais les chiffres ne mentent pas. Ils finiront par parler.
Je n’ai pas de regret. Je ne cherche même pas à avoir raison. Ce qui m’intéresse, c’est de ne pas m’être menti à moi-même. Et cela suffit.
Ce que j’ai découvert en chemin
En explorant les fameuses « théories du complot », j’ai surtout compris qu’il ne s’agit pas de vérités cachées, mais de récits concurrents. Et certains ont du sens. J’ai aussi compris que l’histoire de l’humanité est une histoire de domination. Que certaines personnes très influentes sont animées par des idées très dangereuses. Mais que tout cela, au fond, n’est qu’un théâtre sans fin — fractal, répétitif, usant.
Ce n’est pas une affaire de croire ou de ne pas croire. C’est une affaire de regard. Et ce voile du réel, on ne peut le lever que si on le décide.
À quoi ressemblera demain ?
D’un côté, je vois une société toujours plus inégalitaire, colorée, connectée, technologique. L’intelligence artificielle sera partout, au service de quelques-uns. L’État, tel que nous le connaissons, deviendra une coquille vide gérée par algorithme.
Mais je vois aussi un monde parallèle émerger : celui des tribus numériques, des communautés autonomes, un monde fragmenté mais vivant, loin du spectacle des élites.
Il faudra sans doute apprendre à être stoïque, à ne pas trop s’attacher au confort perdu, à affronter le réel sans panique, avec calme. Et surtout, à agir localement et intelligemment, loin des injonctions creuses de l’écologie politisée.
Et maintenant ?
Je vais désormais me concentrer sur matetleweb.com.
Je vous parlerai très bientôt du projet “Le Complotiste”, que je développe depuis plusieurs mois, en profondeur, au-delà même de ce que j’avais initialement prévu.
Merci pour votre écoute. On se retrouve bientôt.