Il y a un an et demi, je découvrais ChatGPT. À l’époque, j’étais encore dans le maraîchage, les mains dans la terre, à planter des choux. Depuis, j’ai suivi une formation dans le web et je suis revenu à ma grande passion : l’image. Et, depuis un an et demi, j’utilise ChatGPT et d’autres outils IA tous les jours.
Je peux le dire aujourd’hui : nous avons mis la main sur une invention qui dépasse tout ce que l’humanité a produit jusqu’ici. Et probablement la dernière qu’elle produira seule.
Nous approchons, peut-être à deux ans, d’un point de bascule civilisationnel : celui de l’arrivée de l’AGI, l’Intelligence Artificielle Générale.
Résumé des épisodes précédents
Depuis plusieurs mois, je vous emmène avec moi dans Les Verticales de l’Été, un voyage critique et intérieur à travers l’actualité, la technologie, la mémoire et l’humain.
De la guerre mondiale en préparation (#5), à la perte de sens collectif (#11), en passant par l’intelligence artificielle (#13), la démographie (#24), ou encore la spiritualité (#3, #14), j’ai tenté de décortiquer le réel en mêlant observation, fiction, satire et introspection.
Dans le vlog précédent (#32), j’opérais un recul critique sur le complotisme. Aujourd’hui, je veux partager une conviction qui me bouleverse : l’intelligence artificielle générale (AGI) sera probablement notre dernière invention humaine.
AGI : de R2D2 à C-3PO
Pour vous donner une image concrète, imaginez R2D2 : un assistant intelligent, rapide, efficace dans des tâches précises. C’est ChatGPT aujourd’hui.
Mais C-3PO, lui, sait parler des milliers de langues, interpréter les situations, interagir avec les humains dans tous les contextes. C’est ça, l’AGI. Une IA capable de comprendre, apprendre, s’adapter, raisonner de manière autonome dans n’importe quelle situation.
C’est cette capacité de généralisation qui en fait un saut d’espèce technologique.
L’humanité n’est pas prête
Soyons honnêtes : nous ne sommes pas prêts.
Pas seulement les utilisateurs lambda. Même les scientifiques qui créent ces IA ne mesurent pas complètement ce qu’ils sont en train de libérer.
Leur quête : le Graal, cette intelligence synthétique plus puissante, plus rapide, plus souple que la nôtre. Une sorte de nouveau Prométhée. Et cette quête avance. À très grande vitesse.
Trois réactions possibles
Devant cela, je vois trois postures possibles :
- L’ignorance passive : laisser l’IA entrer dans nos vies sans le remarquer. C’est déjà le cas.
- Le rejet pur et dur : refuser cette technologie. Bonne chance.
- L’acceptation active : apprendre, s’adapter, l’intégrer dans notre quotidien.
C’est la voie que j’ai choisie.
Vers une nouvelle guerre du travail
L’IA d’aujourd’hui est déjà en train de remplacer des emplois. Mais demain, avec l’AGI, elle ne sera plus un simple assistant. Elle deviendra un collaborateur VIP. Et dans le monde du travail, cette mutation va provoquer une guerre sans merci.
Imaginez une AGI, somme de toutes les expériences humaines, intégrée dans un robot. On obtient un Terminator intellectuel – mais nuancé, élégant, hyper-compétent.
Et la première application de l’AGI sera probablement militaire. Ce n’est pas de la science-fiction. C’est le monde de demain. Ou d’après-demain.
Le mythe de l’être parfait
Derrière tout ça se cache un vieux rêve : créer l’être parfait, celui qui ira travailler à notre place.
Mais est-ce vraiment ce qui va se passer ? Aura-t-on réellement du temps libre ?
Ou va-t-on être mis au rebut, jugés obsolètes par notre propre création ?
Je n’ai pas la réponse. Mais je crois que nous devons poser la question dès maintenant.
Pour conclure…
Je ne suis pas transhumaniste. J’ai grandi sans Internet, sans smartphone. Je fais partie de l’ancien monde.
Mais dans mon domaine – la création vidéo, l’image, le contenu – j’utilise ces outils. Et je suis convaincu que s’en servir intelligemment, c’est notre seule planche de salut.
Et si vous êtes en Aveyron ou en Occitanie et que vous avez besoin de soutien audiovisuel, contactez-moi. Je suis là pour ça aussi.
À bientôt.
— Christophe Sola, pour matetleweb.com