Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Elle m’avait contacté après un précédent vlog, très touchée par un témoignage. Elle voulait en être, elle voulait parler.
Alors je suis allé chez elle, à Millau.
« On me voit bien ? Le son est bon ? On me voit ? On me voit bien ? On me voit ? »
Dès les premiers instants, Monique Chauvin est un spectacle à elle seule. Elle capte la caméra, le public, le décor. Et elle a des choses à dire.
Résumé de l’épisode
En ce 6 juillet 2024, je tends le micro à Monique Chauvin, une femme incroyable, venue me chercher pour prendre la parole. Ex-parisienne, secrétaire de toutes les directions, chanteuse de cabaret, militante CGT, future candidate aux municipales de Millau… et amoureuse du beffroi. Rencontre avec une figure haute en couleur.
De Paris à Millau, une vie bien remplie
Monique est née à Roquefort (« pas Roquefort non, y a trop de courants d’air ! ») mais a fait toute sa carrière à Paris Paris Paris Paris Paris Paris.
« J’ai été secrétaire de direction, sous-direction, sur-direction… partout on disait : vous avez Monique ? On veut Monique ! »
Elle a tout connu : les stylos, les spaghettis, les poupées Barbie, et même les poubelles. Une vie de travail, de relations humaines, de passion.
Pourquoi Millau ? Le viaduc, le beffroi, et l’air de l’Aveyron
Elle me raconte ce qui l’a fait venir ici. Le choc esthétique du viaduc vu à la télé. Et puis le beffroi :
« Il s’élève comme ça dans le ciel… je me dis qu’il y a sûrement des rois et des reines qui ont vécu là-haut… »
Millau, c’était aussi la grande ville de son enfance, quand on y venait pour acheter des chaussures. Elle voulait revenir. Pour respirer, rencontrer. Et peut-être plus si affinités.
Une voix politique, un regard franc
Monique a l’œil et la langue bien pendue. Elle observe Millau, les Miavois, la vie locale, la politique nationale.
« Le Miavois est sympathique au premier abord. Mais au deuxième, au troisième, ça se complique… »
Elle parle de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle adore. Elle confie sa déception face au Rassemblement national, son combat syndical passé, ses ambitions municipales futures :
« J’ai de grandes ambitions pour Millau. Je me présenterai peut-être comme maire… mais chut ! »
Le cabaret, le féminisme, les crottes de chien
Elle a tout fait, vraiment. Y compris chanter dans les cabarets parisiens.
Et là, en plein tournage, elle entonne a cappella :
« Nous les anciennes amazones, ni cocon ni bonbon,
On est toujours là, prêtes au combat… »
Elle parle aussi des crottes de chiens, des boutiques fermées, des gros 4×4 sur les places… et propose une loi de préemption municipale. Avec elle, Machiavel n’est jamais loin.
Une femme entière, libre et drôle
Cette rencontre fut une bouffée de verve, de rire, de vie. Monique dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, avec panache, gouaille et sincérité.
« Je suis une femme. Et j’ai pas du tout envie de devenir un homme. Que ce soit très clair. »
Appel au peuple (et à l’amour)
En guise de mot de la fin, Monique me demande de faire passer un message :
« Si des messieurs cherchent une âme sœur… passez par vous, Christophe. Tout bien, tout honneur. »
Ce que je retiens
Monique Chauvin, c’est l’énergie d’un cabaret, la verve d’une militante, le regard d’une observatrice lucide, et l’envie intacte de changer le monde.
Ou du moins, de commencer par Millau.