Verticales de l’Été 2025 – Épisode 43 | Dennis Meadows, dépopulation et avenir de l’humanité

Depuis le début des Verticales de l’Été, j’ai alterné rencontres humaines, analyses géopolitiques et réflexions sur notre avenir commun. Du portrait de Claudy Sarrouy (Vlog 41) à mes prises de position sur la censure et l’effondrement (Vlogs 38 et 42), un fil rouge se dessine : comprendre les forces qui façonnent notre monde, visibles ou invisibles.
Aujourd’hui, je veux vous parler d’une idée qui me hante depuis longtemps, portée par un homme qui, il y a plus de 50 ans, avait déjà tracé le scénario de notre époque : Dennis Meadows.

👤 Qui est Dennis Meadows ?

Dennis Meadows est un scientifique américain de renom, co-auteur du rapport Les Limites de la Croissance (The Limits to Growth), publié en 1972. Ce travail, commandé par le Club de Rome, posait une équation simple mais implacable :

  • Croissance infinie + ressources finies = effondrement inévitable.

Dans ses modèles, Meadows prévoyait un déclin brutal de la population et de l’économie mondiale entre 2000 et 2100 si rien n’était fait. Aujourd’hui, à la lumière de la situation planétaire, force est de constater que ses projections semblent sur la bonne trajectoire.


⚖️ Liberté ou population : un choix radical

Dans une récente intervention, Meadows résume ainsi son constat :

« Plus il y a d’êtres humains sur Terre, moins il y a de liberté, et plus on se dirige vers un régime autoritaire. »

Pour lui, le nombre idéal d’habitants sur Terre serait d’un milliard. Cela, dit-il, garantirait un niveau de vie et de liberté plus élevé pour tous. Mais cela implique… de supprimer environ trois quarts de la population actuelle.

Deux voies se dessinent alors dans son raisonnement :

  1. Réduire drastiquement la population mondiale.
  2. Accepter un régime autoritaire global, avec moins de libertés individuelles.

💣 Le risque d’un scénario extrême

À une époque où les puissances nucléaires ont « le doigt sur le bouton rouge », une guerre pourrait réduire très rapidement la population mondiale. Meadows espère une « chute civile » – sans guerre – mais reconnaît que le monde est déjà largement au-delà de ses capacités de soutien.

🤔 Prédiction… ou programme ?

Une idée me trouble profondément : et si le graphique de 1972 avait joué le rôle d’une prophétie auto-réalisatrice ?
En cinquante ans, nous aurions pu inverser la tendance. Mais le scénario le plus catastrophique semble avoir été accepté… voire facilité.

Je ne dis pas que nous sommes dans un programme officiel de dépopulation. Mais il faut rester vigilants :

  • Les intérêts des plus puissants ne sont pas ceux de la majorité.
  • Des individus capables de justifier la suppression de milliards d’êtres humains « pour sauver l’espèce » existent peut-être.
  • Les outils technologiques (IA, robotique) rendent déjà une grande partie de la force de travail humaine superflue.

🐑 Gestion du « troupeau »

Meadows évoque un avenir où l’humanité serait « gérée » comme un troupeau. Dans cette hypothèse, nous sommes le troupeau. Ce type de réflexion, qu’elle soit réelle ou hypothétique, doit être scrutée de près.

La question clé reste entière :
Suis-je face à une prédiction scientifique… ou à la feuille de route d’une élite déconnectée ?


🌱 Une troisième voie est possible

Malgré le ton sombre de ce constat, je reste persuadé qu’il existe une alternative :

  • Une gestion raisonnée des ressources.
  • Un équilibre entre démographie, consommation et environnement.
  • Une sortie des logiques extrêmes, qu’elles soient autoritaires ou exterminatrices.