Verticales de l’Été 2025 – Épisode 44 | Satan : figure du mal ou miroir de l’humanité ?

Au fil des Verticales de l’Été, j’ai abordé des sujets variés, de la géopolitique (Vlogs 38 et 42) aux réflexions sur l’avenir de l’humanité (Vlog 43 sur Dennis Meadows), en passant par des portraits et rencontres inspirantes (Vlog 41 avec Claudy Sarrouy).
Aujourd’hui, je quitte l’actualité politique pour plonger dans un symbole millénaire : Satan. Non pas pour alimenter les peurs, mais pour interroger nos représentations du bien, du mal… et de ce qui se cache entre les deux.

🔥 Un hashtag, une fascination

En ce moment, le nom de Satan est partout sur les réseaux sociaux. Entre signes supposés et interprétations alarmistes, la figure du Diable fascine et inquiète. Mais au-delà des clichés, que représente-t-il vraiment ?


📜 Satan au-delà du manichéisme

Dans de nombreuses traditions, Satan n’est pas seulement le symbole du mal absolu. Il incarne les tentations, les épreuves, les forces qui défient nos certitudes.
Dans le Tarot de Marseille, la lame 15 (Le Diable) ne condamne pas : elle met en lumière nos désirs, nos peurs, nos instincts, ces chaînes invisibles qui nous lient. Elle rappelle que les forces dites « sombres » font partie de la vie et façonnent notre humanité.


🌗 Bien, mal… ou simple maturité ?

Les concepts actuels de bien et de mal ne sont pas universels.
Chez les Nabatéens, par exemple, on parlait de fruit « mûr » pour désigner le bien, et de fruit « non mûr » pour le mal – une vision dénuée de jugement moral absolu.
Cette approche invite à voir le bien et le mal comme des constructions sociales, évolutives et relatives.

🪞 Satan comme miroir

Et si Satan, loin d’être seulement l’ennemi, était un miroir de nos luttes intérieures ?
Dans certaines traditions ésotériques, il est « le maître de ce monde » non pas pour nous perdre, mais pour nous pousser à réfléchir, à dépasser nos évidences, à nous confronter à nos contradictions.
Rejeter totalement cette figure, c’est peut-être refuser de voir une part essentielle de nous-mêmes.


⚖️ Un équilibre à accepter

La vie n’est pas une guerre totale entre lumière et ténèbres.
Elle est un équilibre fragile entre forces opposées : un dialogue permanent entre désirs et peurs, certitudes et doutes.
La vérité, si elle existe, ne réside pas dans les extrêmes, mais dans cet entre-deux où se rencontrent nos ombres et nos lumières.