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La géopolitique des fins dernières : quand le messianisme influence le pouvoir

On peut analyser une guerre avec des cartes, des missiles, des rapports de force, des ressources et des intérêts économiques. Mais certaines décisions sont aussi prises par des hommes qui lisent l’Histoire à travers des textes vieux de deux millénaires.

C’est le point de départ de Youssef Hindi dans le 82e épisode de ses chroniques consacré à ce qu’il appelle « la géopolitique des fins dernières ». Son propos n’est pas d’affirmer que nous vivons réellement la fin des temps, mais d’examiner une question beaucoup plus terrestre : que se passe-t-il lorsque des responsables politiques croient, eux, évoluer dans un scénario prophétique et orientent une partie de leur lecture du monde à travers lui ?

La question mérite d’être prise au sérieux. Pas parce qu’il faudrait adopter toutes les conclusions de Youssef Hindi — certaines sont solidement documentées, d’autres reposent sur des rapprochements beaucoup plus discutables — mais parce qu’une croyance n’a pas besoin d’être vraie pour produire des effets réels. Il suffit parfois qu’elle entre dans la tête de ceux qui décident.

Ce qu’il faut retenir

  • Les traditions juives comportent un riche corpus eschatologique autour de la venue du Messie, des bouleversements précédant la rédemption et de la guerre de Gog et Magog.
  • Elles contiennent également une tradition de retenue, notamment les « trois serments » du Talmud, souvent interprétés comme une mise en garde contre la volonté de précipiter la rédemption par l’action humaine.
  • Le sionisme religieux possède aujourd’hui un poids politique réel en Israël, mais Israël, le judaïsme et même le sionisme ne constituent évidemment pas des blocs idéologiques homogènes.
  • Aux États-Unis, le sionisme chrétien évangélique associe explicitement, dans certains courants, l’existence moderne d’Israël à l’accomplissement des prophéties bibliques.
  • Le véritable enjeu n’est donc peut-être pas de savoir si les prophéties annoncent notre avenir, mais de comprendre comment elles peuvent contribuer à le fabriquer.

Quand les prophéties deviennent des cartes géopolitiques

L’eschatologie désigne les doctrines relatives aux « fins dernières » : fin d’un monde, jugement, rédemption, venue du Messie, transformation de l’ordre humain.

Dans l’imaginaire contemporain, on range volontiers tout cela dans le tiroir de la religion, loin des salles d’état-major et des cabinets ministériels. La séparation est confortable. Elle n’est pas toujours exacte.

Youssef Hindi défend depuis plusieurs années l’idée que certaines formes de messianisme juif et chrétien doivent être considérées comme de véritables facteurs géopolitiques. Dans sa vidéo, il insiste notamment sur la présence de responsables religieux-nationalistes au sein du pouvoir israélien, sur l’influence des évangéliques sionistes aux États-Unis et sur la manière dont des événements contemporains peuvent être interprétés comme autant d’étapes d’un récit prophétique.

Prendre cette hypothèse au sérieux ne signifie pas expliquer chaque bombe, chaque colonie ou chaque décision diplomatique par la Bible. La politique reste faite d’intérêts stratégiques, de sécurité, d’élections, de ressources, de rivalités institutionnelles et de calculs très profanes.

Mais l’erreur inverse consisterait à supposer qu’un dirigeant cesse automatiquement de croire à ses textes sacrés dès qu’il franchit la porte d’un ministère.

Dans les textes juifs, la catastrophe peut précéder la rédemption

La tradition juive possède plusieurs représentations des temps précédant l’ère messianique. La fin du traité Sotah de la Mishnah décrit une société où l’insolence augmente, où les générations s’opposent, où la vérité se raréfie et où « le visage de la génération » devient semblable à celui d’un chien.

Ce sont des images religieuses, morales et symboliques. Elles ont traversé les siècles parce qu’elles offrent une grille de lecture extrêmement puissante : le désordre n’est plus seulement un désordre. Il devient éventuellement le signe qu’un accomplissement approche.

On retrouve un autre motif fondamental dans les chapitres 38 et 39 du livre d’Ézéchiel : Gog, du pays de Magog, entraîne une coalition dans une confrontation aux dimensions apocalyptiques. Le texte mentionne notamment la Perse parmi ses alliés.

Une précision s’impose ici, car la transcription de la vidéo entretient une confusion : Gog et Magog appartiennent explicitement au livre d’Ézéchiel, et non au livre de Daniel. Daniel possède lui aussi ses visions d’empires, de guerres et de fin des temps, mais il s’agit de corpus différents.

Le rapprochement entre la Perse biblique et l’Iran contemporain est ensuite une interprétation. Il peut être théologiquement significatif pour certains croyants ; il ne transforme évidemment pas Ézéchiel en bulletin de renseignement rédigé vingt-six siècles à l’avance.

C’est précisément là que la géopolitique devient intéressante : lorsqu’un texte cesse d’être seulement lu pour ce qu’il disait à son époque et commence à servir de miroir au présent.

Hâter la fin : une tentation ancienne… et un interdit ancien

La thèse de Youssef Hindi serait beaucoup trop simple si le judaïsme avait toujours enseigné qu’il fallait provoquer les événements annonçant le Messie.

C’est même l’un des points les plus importants du dossier : une partie majeure de la tradition rabbinique s’est précisément méfiée de cette tentation.

Le passage célèbre de Ketubot 111a, dans le Talmud de Babylone, expose ce que la postérité appellera les « trois serments ». Il y est notamment question de ne pas monter collectivement vers la Terre d’Israël « comme un mur » et de ne pas se révolter contre les nations.

Ces textes ont donné lieu à des interprétations extrêmement différentes. Certains courants juifs antisionistes ou non sionistes leur accordent une portée politique majeure. D’autres autorités considèrent qu’ils ne constituent pas une interdiction juridique applicable à la création de l’État d’Israël. Les réduire à un commandement universel et incontesté interdisant tout retour juif en Palestine serait donc abusif.

Mais leur existence révèle quelque chose de fondamental : le débat entre attendre la rédemption et vouloir la précipiter ne date pas de Benjamin Netanyahu.

Il accompagne depuis longtemps l’histoire du messianisme juif. La catastrophe provoquée par les révoltes contre Rome, notamment celle de Bar Kokhba au IIe siècle, a profondément marqué cette prudence rabbinique. Il existe donc, au sein même des traditions religieuses invoquées aujourd’hui, un conflit entre l’impatience messianique et la méfiance envers ceux qui prétendent aider Dieu à respecter son calendrier.

Le Très-Haut, pourrait-on dire avec une légère ironie, n’a jamais demandé de chef de projet.

Du messianisme au sionisme : attention aux raccourcis

C’est ici que le terrain devient glissant.

Youssef Hindi établit une continuité forte entre messianisme juif et sionisme moderne. Cette continuité existe dans certains courants, particulièrement dans le sionisme religieux, mais elle ne permet pas de réduire l’ensemble du sionisme à un mouvement messianique.

Une part importante du sionisme historique fut nationaliste, politique, socialiste ou franchement laïque. À l’inverse, certains milieux juifs ultra-orthodoxes se sont longtemps montrés hostiles ou ambivalents envers le projet sioniste précisément parce qu’ils estimaient qu’un État juif ne devait pas être créé avant la venue du Messie.

Cette diversité est essentielle. Parler du « judaïsme », des « Juifs », du « sionisme » et du gouvernement israélien comme s’il s’agissait d’une seule volonté traversant les siècles serait historiquement faux et intellectuellement paresseux.

La question plus précise est celle-ci : dans quelle mesure certaines formes contemporaines du sionisme religieux ont-elles réussi à convertir une vision théologique de l’Histoire en pouvoir politique concret ?

Et là, le sujet devient nettement moins abstrait.

Quand le sionisme religieux entre au gouvernement

Bezalel Smotrich dirige le parti Sionisme religieux, formation combinant nationalisme juif et valeurs orthodoxes. Il est devenu un acteur important des gouvernements Netanyahu, avec notamment le portefeuille des Finances et une influence particulière sur les questions relatives aux implantations israéliennes en Cisjordanie.

Cela ne démontre pas que la politique israélienne serait commandée par une volonté de provoquer l’Apocalypse.

Cela démontre en revanche que des acteurs dont la conception du territoire, de l’identité et de l’Histoire possède une dimension religieuse explicite disposent de leviers institutionnels bien réels.

La nuance est importante parce que la première proposition relève du procès d’intention ; la seconde est observable.

Le cas d’Ovadia Yosef permet d’apercevoir encore plus concrètement cette rencontre entre autorité religieuse et décision stratégique.

En août 2012, l’ancien grand rabbin séfarade d’Israël et chef spirituel du parti Shas appela ses fidèles à prier contre les dirigeants iraniens. À la même période, le conseiller à la sécurité nationale de Benjamin Netanyahu avait été envoyé auprès de lui pour le convaincre du bien-fondé d’une éventuelle attaque israélienne contre le programme nucléaire iranien.

L’épisode est éclairant. Un gouvernement confronté à une décision militaire majeure cherchait l’appui d’une autorité rabbinique susceptible d’influencer des ministres de la coalition.

Il serait toutefois trop facile d’en tirer l’image d’un rabbin réclamant une guerre sainte et d’un gouvernement s’exécutant. Les informations disponibles indiquaient également que Yosef demeurait réticent à une frappe israélienne malgré la dureté de son discours envers l’Iran.

La réalité résiste donc au scénario parfait. Elle le fait souvent.

Ehud Barak et l’accusation d’une fuite en avant messianique

Youssef Hindi s’appuie également sur un témoignage politiquement beaucoup plus explosif : celui d’Ehud Barak, ancien Premier ministre, ministre de la Défense et chef d’état-major israélien.

Lors d’un entretien avec Darius Rochebin sur LCI en 2024, Barak a accusé Netanyahu de subir fortement l’influence de ministres qu’il considère comme messianiques, notamment Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich.

Cette déclaration mérite l’attention en raison du parcours de son auteur.

Mais elle reste ce qu’elle est : l’analyse et l’accusation d’un adversaire politique de Netanyahu, non la preuve documentaire qu’un conseil ministériel aurait décidé d’une escalade militaire pour provoquer la venue du Messie.

Cette distinction peut paraître presque tatillonne. Elle est pourtant la frontière entre une enquête et un récit fermé sur lui-même.

Ce que nous pouvons constater, c’est la présence d’acteurs religieux-nationalistes puissants, l’existence de discours eschatologiques dans certains milieux et le témoignage d’anciens responsables israéliens qui s’en inquiètent.

Ce que nous ne pouvons pas démontrer à partir de ces seuls éléments, c’est l’existence d’un programme gouvernemental secret dont le véritable objectif serait d’accomplir une prophétie biblique.

Entre les deux pousse toute une forêt d’interprétations.

Rome, Édom et la tentation de transformer un symbole en ennemi contemporain

L’une des parties les plus intrigantes de la vidéo concerne la figure de Rome.

Dans une longue tradition rabbinique, Édom — associé bibliquement à Ésaü — finit par devenir une représentation de Rome, puis, dans certains textes et commentaires, du monde chrétien. Cette construction symbolique possède une histoire réelle.

Youssef Hindi s’appuie ensuite sur une déclaration de Benjamin Netanyahu datant de 2025. Interrogé sur ses lectures, le Premier ministre expliquait lire Jews vs. Rome de l’historien Barry Strauss. À la question de savoir pourquoi ce livre, il répondit en substance qu’« on avait perdu celle-là » et qu’il fallait « gagner la prochaine ».

La phrase est spectaculaire.

Mais que prouve-t-elle ?

Hindi y voit l’indication que Netanyahu identifie l’actuelle Europe à Rome et envisage une confrontation future entre Israël et l’Occident chrétien.

C’est une interprétation. La phrase ne permet pas, à elle seule, d’aller aussi loin.

Le livre de Strauss traite des révoltes juives contre l’Empire romain et de leur héritage historique. Un dirigeant passionné d’Histoire peut parfaitement employer une formule belliqueuse ou métaphorique sans annoncer une guerre contre l’Union européenne.

L’épisode reste intéressant parce qu’il montre combien les références antiques continuent à irriguer l’imaginaire politique. Mais une analogie n’est pas un ordre d’opération.

C’est l’un des endroits où je préfère garder un pied sur la berge. Les symboles nous renseignent sur la manière dont les responsables se représentent eux-mêmes ; ils ne suffisent pas toujours à expliquer ce qu’ils feront demain.

Aux États-Unis, l’autre messianisme

L’analyse devient difficile à écarter lorsque l’on traverse l’Atlantique.

Le sionisme chrétien est bien documenté dans l’histoire religieuse et politique américaine. Il désigne notamment des courants chrétiens conservateurs pour lesquels la création de l’État d’Israël en 1948 et son évolution territoriale s’inscrivent dans l’accomplissement des prophéties bibliques.

Des travaux universitaires soulignent également le rôle de mouvements chrétiens pro-israéliens comme groupes de pression cherchant à influencer la politique américaine.

Là encore, il faut éviter le raccourci.

Youssef Hindi présente de manière volontairement caricaturale l’alternance américaine comme une opposition entre différentes formes de messianisme. La formule frappe l’oreille ; elle décrit beaucoup moins bien un pays de plus de 300 millions d’habitants traversé par des intérêts militaires, industriels, électoraux, diplomatiques et religieux souvent contradictoires.

Mais l’influence du facteur évangélique n’en devient pas imaginaire pour autant.

Lorsqu’une partie importante d’un électorat considère qu’Israël occupe une place spécifique dans le plan divin, soutenir l’État israélien ne relève plus uniquement d’un calcul stratégique. Cela peut aussi devenir un devoir religieux.

Et un devoir religieux négocie parfois moins facilement qu’un contrat commercial.

Iran, Gog et Magog : quand deux temporalités se superposent

La confrontation avec l’Iran constitue probablement le meilleur laboratoire de cette rencontre entre stratégie moderne et imaginaire ancien.

Du point de vue strictement géopolitique, Israël considère depuis des décennies le programme nucléaire iranien et les capacités militaires de Téhéran comme une menace majeure. En juin 2025, Netanyahu a justifié l’offensive israélienne contre l’Iran par la nécessité d’empêcher celui-ci d’acquérir l’arme nucléaire, invoquant également les leçons de l’Histoire et la doctrine du « plus jamais ça ».

Cette explication stratégique existe. Elle ne doit pas être effacée.

Parallèlement, certaines lectures religieuses rapprochent l’Iran de la « Perse » mentionnée dans Ézéchiel parmi les nations associées à la guerre de Gog.

Les deux récits peuvent alors se superposer.

Pour un stratège, l’Iran est un adversaire régional doté de missiles, de capacités nucléaires potentielles et d’alliances.

Pour un croyant eschatologique, il peut également devenir un personnage dans un drame biblique.

Et pour un responsable politique qui partagerait les deux lectures, la frontière entre sécurité nationale et accomplissement prophétique pourrait devenir poreuse.

C’est ce point qui mérite d’être étudié, plutôt que l’idée simpliste selon laquelle toute guerre contre l’Iran serait secrètement organisée pour accomplir Ézéchiel.

La prophétie autoréalisatrice, véritable cœur du problème

Une prophétie autoréalisatrice ne fonctionne pas parce qu’un texte surnaturel décrirait réellement l’avenir.

Elle fonctionne parce que des individus, convaincus qu’un événement doit arriver, commencent à agir d’une manière qui augmente les chances qu’il arrive effectivement.

C’est là que le sujet quitte la théologie pour entrer de plain-pied dans les sciences politiques.

Imaginons un responsable persuadé qu’une confrontation finale entre certaines puissances est inévitable. Il interprétera plus facilement chaque compromis comme une faiblesse, chaque recul comme une faute et chaque signe d’apaisement comme une illusion provisoire.

S’il estime de surcroît que cette confrontation est non seulement inévitable mais nécessaire à un accomplissement supérieur, le coût moral de l’escalade peut lui apparaître différemment.

Le danger n’est donc pas seulement de « croire à la fin du monde ».

Il est de transformer une représentation de l’avenir en mode d’emploi du présent.

Nous retrouvons ici une mécanique qui dépasse largement les religions. Des idéologies révolutionnaires, nationalistes ou technologiques ont elles aussi annoncé des avenirs inéluctables avant de mobiliser des moyens considérables pour les faire advenir.

L’être humain possède ce talent étrange : annoncer ce qui doit arriver, puis travailler très sérieusement à avoir raison.

Ce que Youssef Hindi éclaire — et là où il faut résister

La force de la démonstration de Youssef Hindi est d’attirer l’attention sur une dimension généralement sous-estimée de la géopolitique occidentale : les croyances religieuses ne disparaissent pas nécessairement lorsqu’elles rencontrent le pouvoir moderne.

La faiblesse apparaît lorsque la continuité devient trop parfaite.

Il existe un messianisme juif. Il existe un sionisme religieux. Il existe des ministres israéliens dont la pensée politique possède une forte composante religieuse. Il existe un puissant sionisme chrétien aux États-Unis. Il existe aussi des lectures eschatologiques de l’Iran, de Jérusalem et des guerres contemporaines.

Mais cela ne signifie pas que « les Juifs », « Israël », « les États-Unis » ou « l’Occident » poursuivraient collectivement un même scénario messianique.

Il faut également se méfier d’une autre tentation : celle de relire chaque événement a posteriori afin qu’il entre dans la prophétie choisie. Rome peut devenir l’Europe, la Perse l’Iran, Gog une puissance différente selon les époques, et chaque nouvelle guerre une preuve supplémentaire que la dernière bataille approche.

Une théorie capable d’absorber tous les événements finit parfois par ne plus pouvoir être réfutée par aucun.

Or, ce qui ne peut jamais être mis à l’épreuve devient une croyance. Ce qui n’est pas un problème dans un temple ou une synagogue ; cela le devient lorsqu’on prétend faire de cette croyance une démonstration historique.

Regarder aussi ce qui se passe dans la tête de ceux qui gouvernent

La géopolitique classique aime les cartes parce qu’elles donnent l’impression rassurante que le monde est fait de frontières, de ports, de pipelines et de bases militaires.

Mais les êtres humains qui déplacent les pions vivent également au milieu de mythes, de traumatismes, de mémoires collectives et parfois de prophéties.

Les ignorer serait aussi naïf que de tout leur attribuer.

C’est peut-être ce que cette « géopolitique des fins dernières » nous invite finalement à observer : la rencontre entre deux temporalités.

D’un côté, le temps très court de la politique, des élections, des frappes militaires et des coalitions gouvernementales.

De l’autre, le temps immense du récit sacré, où Rome peut encore respirer vingt siècles après sa chute et où la Perse antique peut réapparaître derrière l’Iran contemporain.

Lorsque ces deux temps se croisent dans l’esprit d’un responsable politique, quelque chose change.

Pas nécessairement parce que la prophétie est vraie.

Mais parce que, pour celui qui y croit, elle peut devenir une réalité politique.

Et parfois, entre une carte d’état-major et un vieux texte sacré, il n’y a qu’un bureau.

Pour aller plus loin

Sources

  • Youssef Hindi, Chroniques de Youssefi #82 – La géopolitique des fins dernières.
  • Mishnah Sotah 9:15.
  • Talmud de Babylone, Ketubot 111a.
  • Livre d’Ézéchiel, chapitre 38.
  • Travaux universitaires consacrés au sionisme chrétien et à son influence politique aux États-Unis.
  • Déclarations publiques et entretiens d’Ehud Barak, Benjamin Netanyahu et responsables politiques israéliens évoqués dans l’article.