Le 30 juillet 2026, la petite ville espagnole de Ceuta s’est retrouvée au centre d’une crise hors norme. En quelques heures, des dizaines de milliers de personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc, à pied, à la nage ou en escaladant les dispositifs frontaliers.
Les estimations publiées dans les jours suivants ont évoqué environ 72 000 passages, presque l’équivalent de la population de cette enclave espagnole d’Afrique du Nord. La plupart sont ensuite repartis vers le Maroc, mais plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux mineurs, sont restées sur place. Le bilan humain se compte en dizaines de morts.
Au-delà de la crise humanitaire et sécuritaire, une autre question s’est rapidement imposée : cet afflux était-il seulement le résultat d’une rumeur virale, de réseaux de passeurs et du désespoir économique ? Ou Ceuta est-elle devenue le théâtre d’un rapport de force géopolitique beaucoup plus vaste ?
C’est cette seconde hypothèse que développe le professeur Jiang Xueqin, connu pour ses analyses de Predictive History, dans sa conférence Emergency Discussion #2: The Blackmailing of Spain.
Sa lecture relie la crise migratoire aux tensions entre Madrid et Washington, aux revendications marocaines sur Ceuta et Melilla, aux intérêts stratégiques autour du détroit de Gibraltar et, plus largement, à ce qu’il décrit comme une lutte pour le contrôle des grands axes du commerce mondial.
Certains éléments qu’il met en avant sont parfaitement documentés. D’autres relèvent d’une interprétation géopolitique. Et quelques-uns vont beaucoup plus loin que ce que permettent d’établir les faits disponibles.
C’est précisément là que le sujet devient intéressant.
Ce qu’il faut retenir
- Environ 72 000 personnes ont franchi la frontière de Ceuta lors de la crise de juillet 2026.
- L’Espagne traversait déjà une grave confrontation diplomatique avec Washington après avoir refusé l’utilisation de ses bases et de son espace aérien pour la guerre contre l’Iran.
- Quelques mois avant la crise, l’ancien conseiller du Pentagone Michael Rubin avait publiquement encouragé le Maroc à organiser une « nouvelle Marche verte » vers Ceuta et Melilla.
- Un rapport d’une commission de la Chambre des représentants américaine a ensuite décrit Ceuta et Melilla comme des villes administrées par l’Espagne mais « situées en territoire marocain ».
- Ces éléments montrent l’existence d’un contexte géopolitique réel. Ils ne constituent toutefois pas la preuve qu’un plan coordonné entre Washington, Israël et Rabat aurait organisé l’afflux migratoire.
Ceuta : une petite ville posée sur une immense ligne de fracture
Sur une carte, Ceuta ressemble presque à un accident de l’Histoire.
Cette ville espagnole d’environ 85 000 habitants se trouve sur la côte nord-africaine, entourée par le Maroc et tournée vers le détroit de Gibraltar. Avec Melilla, plus à l’est, elle constitue l’un des deux principaux territoires espagnols permanents situés sur le continent africain.
Madrid considère sans ambiguïté Ceuta comme partie intégrante de l’Espagne. Rabat revendique au contraire depuis longtemps la souveraineté sur Ceuta et Melilla.
Cette vieille querelle territoriale pourrait sembler appartenir au rayon poussiéreux des contentieux hérités de l’Histoire coloniale. Elle devient beaucoup moins théorique lorsqu’on regarde une carte.
À quelques kilomètres se trouve le détroit de Gibraltar, l’un des passages maritimes les plus importants de la planète, porte d’entrée de la Méditerranée et corridor essentiel entre l’Europe, l’Afrique, l’Atlantique et le Moyen-Orient.
Ceuta est donc petite par sa superficie, mais immense par ce qu’elle représente : une frontière européenne en Afrique, une revendication territoriale marocaine et une position stratégique située à proximité immédiate d’une grande artère du commerce mondial.
Le 30 juillet, cette frontière a pratiquement cédé.
Les images d’hommes, de femmes et de mineurs franchissant les barrières ou rejoignant Ceuta à la nage ont instantanément circulé sur les réseaux sociaux. La ville a été débordée. L’armée espagnole a été mobilisée. Les structures d’accueil ont rapidement été saturées.
Au 7 août, les autorités espagnoles avaient enregistré plus de 1 300 mineurs non accompagnés, alors que les infrastructures locales n’étaient absolument pas dimensionnées pour une arrivée de cette ampleur.
Mais le choc ne s’est pas arrêté à Ceuta.
L’Italie a temporairement réintroduit des contrôles avec l’Espagne dans le cadre de cette crise migratoire. Madrid a ensuite répondu en annonçant ses propres contrôles sur les voyageurs arrivant d’Italie.
Une frontière africaine de quelques kilomètres commençait ainsi à produire des secousses jusque dans l’espace européen de libre circulation.
C’est précisément ce mécanisme que Jiang place au centre de son analyse : la migration comme levier de pression sur les États européens.
Derrière Ceuta, le conflit entre Madrid et Washington
La chronologie mérite qu’on s’y attarde.
Quelques mois avant la crise de Ceuta, les relations entre l’Espagne et les États-Unis s’étaient brutalement dégradées.
Lorsque Washington et Israël ont engagé leur guerre contre l’Iran en 2026, le gouvernement de Pedro Sánchez a refusé que les bases de Rota et Morón, pourtant utilisées conjointement avec les forces américaines, servent aux opérations contre Téhéran.
Madrid est ensuite allé plus loin en interdisant son espace aérien aux appareils engagés dans ces opérations.
La ministre espagnole de la Défense Margarita Robles déclarait ainsi le 30 mars que l’Espagne n’autoriserait « ni l’utilisation des bases militaires ni celle de l’espace aérien » pour les actions liées à la guerre en Iran.
Donald Trump avait déjà réagi avec violence.
Le 3 mars, il menaçait l’Espagne de sanctions commerciales massives, voire d’une interruption des relations commerciales, reprochant également à Madrid son niveau de dépenses militaires au sein de l’OTAN.
Quelques semaines plus tard, Reuters révélait même l’existence d’un courriel interne du Pentagone examinant différents moyens de sanctionner les alliés jugés insuffisamment coopératifs pendant la guerre contre l’Iran, l’Espagne figurant parmi les pays directement visés.
Voilà donc un premier élément important : la confrontation entre Washington et Madrid n’est pas une invention de Jiang.
Elle est documentée.
En revanche, passer de cette confrontation à l’affirmation selon laquelle les États-Unis auraient organisé la crise migratoire de Ceuta nécessite une autre catégorie de preuves.
Et celles-ci, pour le moment, manquent.
Michael Rubin et l’étrange « nouvelle Marche verte »
C’est ici qu’apparaît l’un des éléments les plus troublants de cette histoire.
Le 16 mars 2026, plusieurs mois avant l’afflux massif de migrants, Michael Rubin publie une tribune au Middle East Forum intitulée :
Morocco Should Send a New Green March into Ceuta and Melilla.
Rubin n’est pas un représentant officiel du gouvernement américain. Mais ce n’est pas non plus un obscur commentateur écrivant depuis son canapé entre deux vidéos de chats.
Historien formé à Yale, ancien responsable au Pentagone et chercheur à l’American Enterprise Institute, il appartient depuis longtemps aux réseaux intellectuels néoconservateurs américains.
Son texte est étonnamment explicite.
Rubin estime que le Maroc devrait reproduire le modèle de la Marche verte de 1975, lorsque quelque 350 000 Marocains avaient marché vers le Sahara occidental alors administré par l’Espagne.
Cette fois, il propose que des Marocains se rassemblent devant Ceuta et Melilla, détruisent ou franchissent les infrastructures frontalières et pénètrent désarmés dans les deux villes afin d’y imposer symboliquement la souveraineté marocaine.
Il considère également qu’une intervention de l’OTAN serait juridiquement difficile.
Quatre mois plus tard, des dizaines de milliers de personnes franchissent effectivement la frontière de Ceuta.
La ressemblance ne constitue évidemment pas une preuve de planification.
Mais elle rend légitime une question : pourquoi une stratégie aussi proche du scénario qui s’est finalement produit était-elle publiquement défendue, quelques mois auparavant, dans certains cercles de réflexion américains ?
Lire l’article de Michael Rubin
Quand une commission du Congrès s’intéresse soudain à Ceuta
Un second élément renforce cette interrogation.
À la fin du mois d’avril 2026, un rapport accompagnant un projet budgétaire de la commission des crédits de la Chambre des représentants américaine contient un passage inhabituel consacré au Maroc.
Le texte rappelle l’alliance historique entre Washington et Rabat avant d’affirmer que les villes de Ceuta et Melilla, administrées par l’Espagne, sont « situées en territoire marocain » et font l’objet d’une revendication historique du Maroc.
La commission encourage ensuite le secrétaire d’État à favoriser un dialogue diplomatique entre Madrid et Rabat concernant leur futur statut.
La formulation est politiquement significative.
Mais il faut immédiatement ajouter une précision essentielle : ce rapport n’équivaut pas à une reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur Ceuta et Melilla.
Il s’agit d’un document de commission, non contraignant, qui ne modifie pas à lui seul la politique étrangère des États-Unis.
Transformer ce texte en « Washington a décidé de donner Ceuta au Maroc » serait donc aller beaucoup trop loin.
Mais prétendre qu’il ne signifie absolument rien serait tout aussi étrange.
Entre mars et avril 2026, on observe bien l’apparition, dans certaines sphères politiques américaines, d’un discours jusque-là inhabituel remettant publiquement en cause la souveraineté espagnole sur les deux enclaves.
La migration peut-elle réellement devenir une arme ?
Sur ce point, l’hypothèse générale de Jiang n’a rien de farfelu.
L’utilisation des flux migratoires comme instrument de pression géopolitique est un phénomène étudié depuis longtemps.
Ceuta elle-même en a déjà fourni un exemple spectaculaire.
En mai 2021, plusieurs milliers de personnes avaient franchi la frontière après une brusque diminution des contrôles marocains, en pleine crise diplomatique entre Rabat et Madrid autour de l’accueil en Espagne de Brahim Ghali, dirigeant du Front Polisario.
La crise avait alors été largement interprétée en Europe comme une tentative marocaine d’exercer une pression politique sur Madrid.
Le principe est d’une redoutable simplicité.
Un État situé sur une grande route migratoire n’a pas besoin d’attaquer militairement son voisin. Il lui suffit parfois de relâcher ses contrôles.
La pression humaine fait le reste.
Les structures d’accueil saturent. Les images circulent. L’opposition politique monte au créneau. Les gouvernements voisins ferment leurs frontières. Les tensions nationales deviennent européennes.
Le migrant, qui cherche souvent simplement à survivre ou à trouver une vie meilleure, se retrouve alors transformé en pièce sur un échiquier qu’il ne contrôle pas.
L’arme n’est pas la personne qui traverse la frontière. L’arme est la décision politique de laisser, encourager ou empêcher cette personne de la franchir.
Que sait-on réellement du rôle du Maroc en 2026 ?
C’est également ici qu’il faut résister à la tentation du scénario parfait.
Des accusations ont circulé affirmant que des autorités marocaines avaient facilité les déplacements vers Ceuta. Des témoignages et vidéos diffusés sur les réseaux sociaux ont notamment alimenté ces soupçons.
La presse internationale a rapporté ces accusations, mais aucune preuve publique ne permet actuellement d’établir qu’un ordre gouvernemental marocain aurait organisé le passage des quelque 72 000 personnes.
D’autres explications existent.
Des rumeurs affirmant que la frontière était ouverte ont massivement circulé sur les réseaux sociaux. Les difficultés économiques ont joué un rôle. Des réseaux de passeurs ont également profité du mouvement.
Le Maroc a par ailleurs procédé à des arrestations après la crise. Sept chauffeurs de taxi accusés d’avoir transporté des candidats à la migration vers Fnideq, près de Ceuta, ont notamment été condamnés, tandis que plus d’une centaine de personnes étaient poursuivies dans le cadre des événements.
La Commission européenne, Madrid et Rabat ont officiellement mis en avant le rôle des réseaux de passeurs.
On se retrouve donc face à plusieurs couches de réalité qui peuvent parfaitement coexister : mouvement spontané, amplification par les réseaux sociaux, exploitation par des passeurs, faillite momentanée du contrôle frontalier et éventuelle instrumentalisation politique.
L’erreur serait de transformer l’une de ces pistes en explication unique avant de disposer des preuves nécessaires.
Le détroit de Gibraltar : la pièce maîtresse ?
Pour Jiang, Ceuta n’est finalement que la partie visible d’un enjeu beaucoup plus vaste : le contrôle des détroits.
Dans sa lecture géopolitique, les grandes puissances cherchent désormais à sécuriser les principaux choke points, ces passages étroits par lesquels transitent marchandises, hydrocarbures et forces militaires : Ormuz, Malacca, Gibraltar ou encore les futures routes arctiques.
Dans cette perspective, le rapprochement entre Washington et Rabat prend une signification particulière.
En avril 2026, le Maroc et les États-Unis ont effectivement conclu une nouvelle feuille de route de coopération militaire pour la période 2026-2036, prolongeant une relation stratégique déjà ancienne.
Mais, là encore, il faut distinguer le fait de son interprétation.
Que le Maroc soit un allié stratégique des États-Unis est établi.
Que Ceuta se trouve à proximité d’un passage maritime majeur est une évidence géographique.
Que certains analystes américains soutiennent les revendications marocaines est également documenté.
En revanche, rien ne démontre qu’un transfert de Ceuta au Maroc permettrait mécaniquement aux États-Unis ou à Israël de « contrôler le détroit de Gibraltar ».
Le droit international garantit la navigation dans les détroits internationaux, et le contrôle territorial d’une rive ne se transforme pas magiquement en bouton permettant de fermer le commerce maritime mondial.
La géographie crée du pouvoir. Elle ne donne pas nécessairement les pleins pouvoirs.
Là où l’analyse de Jiang devient beaucoup plus spéculative
Dans la seconde partie de sa conférence, Jiang élargit considérablement son raisonnement.
Il développe une théorie selon laquelle le véritable moteur des empires serait ce qu’il appelle le capital transnational : un ensemble de capitaux, fonds d’investissement, institutions financières, fortunes privées et réseaux économiques capables de déplacer leurs actifs d’un pays vers un autre.
Selon lui, ce capital aurait successivement utilisé les Pays-Bas, l’Empire britannique puis les États-Unis comme centres de puissance avant de chercher aujourd’hui un nouveau point d’ancrage.
L’idée d’un pouvoir structurel du capital international mérite évidemment discussion. Les multinationales, fonds souverains, banques, gestionnaires d’actifs ou grandes fortunes disposent d’une capacité d’influence considérable sur les États.
Jiang reconnaît d’ailleurs lui-même au cours de la discussion que ce « capital transnational » n’est pas un bloc homogène mais un univers composé d’acteurs aux intérêts multiples et parfois concurrents.
Son analyse franchit cependant une autre étape lorsqu’elle attribue cette coordination à des sociétés secrètes, à un projet de transfert de l’empire américain vers Israël ou à une stratégie consciemment organisée autour du sionisme.
À ce stade, les éléments présentés ne suffisent plus à démontrer la thèse.
La conférence contient également plusieurs généralisations concernant les Juifs, la diaspora juive ou le sionisme qui amalgament parfois acteurs politiques, réseaux financiers, idéologies et populations.
Ces généralisations doivent être distinguées de l’analyse documentée des politiques du gouvernement israélien ou de certains groupes d’influence.
Critiquer l’action d’un État, d’un gouvernement, d’un lobby ou d’une institution financière est parfaitement légitime.
Transformer une population entière en acteur collectif caché ne l’est intellectuellement pas davantage qu’attribuer une stratégie unique à « l’Europe », « aux musulmans », « aux Américains » ou « aux Chinois ».
Le réel est généralement plus désordonné. Et souvent plus intéressant.
Une hypothèse n’a pas besoin d’être totalement vraie pour poser une bonne question
C’est peut-être finalement ainsi qu’il faut regarder cette conférence.
La grande thèse de Jiang — une opération coordonnée utilisant les migrants pour arracher Ceuta à l’Espagne et placer le détroit de Gibraltar sous influence américaine et israélienne — n’est pas démontrée par les informations publiques disponibles.
Mais plusieurs pièces du décor existent réellement.
L’Espagne s’est opposée frontalement à Washington sur la guerre contre l’Iran.
Donald Trump a menacé Madrid de représailles.
Un ancien responsable du Pentagone a explicitement appelé le Maroc à organiser une nouvelle Marche verte sur Ceuta et Melilla.
Une commission du Congrès américain a employé une formulation remettant en question, au moins politiquement, la souveraineté espagnole.
Washington et Rabat ont renforcé leur coopération militaire.
Et, quelques mois plus tard, Ceuta a connu un afflux migratoire sans précédent.
Ces faits ne forment pas automatiquement un complot.
Mais ils forment un contexte.
Et c’est souvent dans cet espace, entre la naïveté qui refuse de voir les rapports de force et la certitude qui transforme chaque coïncidence en plan secret, que commence réellement le travail d’analyse.
Voir la conférence du professeur Jiang Xueqin
La vidéo à l’origine de cet article est Emergency Discussion #2: The Blackmailing of Spain, du professeur Jiang Xueqin. Elle développe beaucoup plus largement sa lecture de Ceuta, de l’Europe, du capital transnational et des mutations actuelles de l’ordre mondial.
Conclusion : Ceuta comme avertissement européen
Le véritable enseignement de Ceuta dépasse probablement la question de savoir si un centre de commandement secret a organisé l’ensemble de l’opération.
L’Europe dépend largement de pays tiers pour filtrer une partie des mouvements migratoires qui atteignent ses frontières.
Cette dépendance crée nécessairement un levier politique.
Celui qui contrôle la porte n’a pas besoin de posséder la maison pour influencer celui qui y habite.
Le Maroc le sait. La Turquie le sait. Les États européens le savent également.
L’arrivée massive de juillet 2026 a montré à quelle vitesse une frontière extérieure pouvait devenir une crise intérieure européenne. Quelques heures ont suffi pour saturer Ceuta. Quelques jours pour provoquer des tensions entre gouvernements européens.
Dans ce contexte, la migration n’est plus seulement une question humanitaire, sociale ou économique. Elle peut devenir une composante du rapport de force entre États.
C’est peut-être là que l’analyse de Jiang touche son point le plus solide.
Pas dans l’idée qu’un seul acteur contrôlerait secrètement toutes les pièces.
Mais dans le constat qu’un monde fragmenté transforme progressivement les frontières, l’énergie, les routes commerciales, la nourriture, la monnaie et même les déplacements humains en instruments de puissance.
Et lorsqu’un être humain devient une variable stratégique, il est toujours utile de regarder qui tient le tableau de calcul.
Sources
- Jiang Xueqin – Emergency Discussion #2: The Blackmailing of Spain, 2026.
- Reuters – Situation des migrants et mineurs présents à Ceuta après l’afflux de juillet 2026.
- Reuters – Menaces de Donald Trump contre l’Espagne après le refus d’utilisation des bases militaires pour la guerre contre l’Iran.
- Reuters – Fermeture de l’espace aérien espagnol aux opérations américaines liées à la guerre contre l’Iran.
- Michael Rubin / Middle East Forum – Morocco Should Send a New Green March into Ceuta and Melilla, 16 mars 2026.
- House Appropriations Committee / FMEP – Projet budgétaire FY2027 et passage consacré au Maroc, à Ceuta et Melilla.
- Associated Press – Poursuites engagées au Maroc après les événements de Ceuta.
- Presse marocaine et sources diplomatiques – Coopération militaire Maroc–États-Unis 2026-2036.
À lire également : Pourquoi le mal triomphe ? Transgression, pouvoir et mécanique de domination, une autre analyse consacrée aux travaux du professeur Jiang Xueqin.
